actu agile

par Tony Membot.

Proxiad a une nouvelle fois participé à l’Agile Tour Lille, une journée de conférences sur la méthode Agile.

La discussion, outil de désamorçage

Une simple explication orale permet d’éviter la plupart de ces problèmes. Mais attention, quand cette discussion n’est qu’entre deux personnes, le dogme est toujours vrai. Il faut plusieurs cerveaux et de nombreuses oreilles pour aller outre. Et quand on y regarde de plus près, c’est d’ailleurs le principe des rituels agile avec la rétrospective, les stand up, les revues de code collectives, et sans oublier les scrum beer qui réunissent l’équipe entière autour de discussions.

Parler c’est risquer de se tromper

Mais le principal obstacle c’est tout simplement nous-même. La plupart d’entre nous n’osons tout simplement pas nous exprimer : Et si je me trompais ? Que vont penser les autres ?

La rétrospective est le rituel clé de l’agilité qui résout une grosse partie de ces problèmes. Parfois, s’aider d’un tableau ou de post-it est utile. Ce sont des points d’amorçages pour démarrer une discussion qui conduira à des actions / solutions. Pour cela les outils sont nombreux et laissé à l’imagination de l’animateur, comme le célèbre speed boat.

Mais dans tout ça, il y a forcément un peu de psychologie qui intervient. Un groupe n’est jamais uniforme, il y a des dominants, des dominés, des expressifs, des timides,… Et c’est là où l’on peut s’interroger sur le rôle et les compétences de l’animateur. Souvent de base développeur, l’animateur doit déployer ses méthodes psychologiques pour faire parler les gens et tout cela avec le minimum de conflit possible pour la bonne avancé du projet.

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Documentation non écrite

Qu’elle soit trop fourni ou pas assez, la documentation est une étape difficile dans tout projet. Qui possède la version la plus fraîche et la plus précise de la documentation ? Tout simplement les développeurs.

Le but est alors de transmettre ces connaissances par de courtes sessions de présentation orale. Ces présentations peuvent être théoriques ou plus pratiques en montrant le code. L’important est que ces sessions se passent sous forme de discussion, en groupe. Cela permet de rebondir sur des questions et de sensibiliser à nouveau l’équipe au périmètre abordé.

Attention, une documentation écrite sera bien entendu toujours nécessaire, notamment sur des sujets métier pointu. Mais pour transmettre rapidement des connaissances précises sur un périmètre donné, c’est une méthode qui me paraît infaillible face à un simple document / wiki donné à l’arrivée d’un nouveau développeur. Et ce même si toutes les meilleures intentions du monde ont été données pour écrire cette documentation.

Et si on regarde de plus près, même si cela mobilise une partie, voire toute l’équipe, cela coûtera toujours moins que d’écrire / maintenir / apprendre une documentation.

Et dans cette dématérialisation n’oublions pas non plus le pair programming. Si le but premier est de coder à deux pour couvrir mieux les tests et les erreurs, c’est aussi un outil fabuleux pour transmettre des connaissances.

agile

L’agilité a cette particularité de poser des termes sur des rituels et des outils que l’on possède depuis toujours mais qui demandent de la motivation et de l’engagement de chacun pour être efficace. Utilisons donc notre meilleur outil : notre langue !