« LE GAMING, ARME DE COLLABORATION MASSIVE »

Fini le temps où jouer et travailler étaient antinomiques. Le gaming séduit les entreprises puisqu’il développe les capacités de collaboration et de communication, vertus de plus en plus indispensables pour maintenir la motivation et assurer la réussite des projets.

MoovOne, spécialiste du coaching digital pour entreprise, a pris le pli avec le second confinement. « Là, nous avons compris que la situation allait durer et que ce serait plus difficile pour cultiver le sens, explique son PDG Hugo Manoukian. Nous avons ressenti le besoin de recréer des moments informels pour partager de la bonne humeur. » La culture du gaming était déjà installée avec des jeux comme Counter Strike ou des jeux de poker, prisés des commerciaux, mais il manquait un jeu de collaboration plus propice à la détente. C’est début novembre que les équipes ont choisi Among Us qui met les participants au défi de démasquer l’imposteur caché parmi eux…
« Ce type de jeu améliore le fonctionnent entre les collaborateurs et entre équipes, poursuit le PDG. Cela permet de réduire les frictions qui peuvent exister dans le quotidien professionnel tout en renforçant le sentiment d’appartenance des nouveaux venus et en réduisant les tensions qui peuvent naître des échanges de travail. Et puis c’est aussi un sujet qui enrichit les échanges entre collaborateurs. Ce n’est pas un sujet purement professionnel ou qui vient des médias. »

Blind test

Si MoovOne interdit le jeu durant les horaires de travail, ce n’est pas le cas chez Unow, un acteur de la formation à distance où les jeux en ligne sont apparus durant le premier confinement. Désormais, il y a le blind test quotidien de 16h et 7 Wonders, un jeu de plateau qui captive régulièrement les collaborateurs durant le déjeuner ou dans l’après-midi. « Cela permet de déconnecter et de passer du temps avec ses collègues, de ne plus les considérer seulement comme des personnes avec qui il faut travailler, affirme le PDG Yannick Petit. Mais le gain majeur à mes yeux est de faire un break dans la journée et de se ressourcer, d’échanger pour ne pas rester le nez sur le guidon pendant toute la journée. Midi et 16h sont les deux moments où l’on a le plus besoin de souffler dans une journée. »

Daesign, autre acteur de la formation à distance, a misé sur les « business games collaboratifs » qui mettent les joueurs dans la peau d’un avatar occupant dans l’entreprise une fonction différente de la leur. « Chacune des équipes doit faire prospérer une entreprise, explique Marie-Charlotte Le Hénaff, responsable du marketing. Cela leur permet au fil du jeu de mieux comprendre les enjeux que doivent traiter les autres services de l’entreprise mais aussi de fluidifier la communication entre services. Ce type de jeu peut être aussi très utile pour améliorer les échanges entre équipes de différentes filiales situées dans plusieurs pays. C’est aussi une méthode qui génère une grande émulation au sein d’un groupe impliquant activement les participants. »

Mois « Special Gaming »

Toujours parmi les ESN [entreprise de services numériques], Proxiad Axe Seine a d’abord eu recours à un escape game virtuel. « Nous étions une vingtaine répartis en plusieurs équipes et nous devions interagir les uns les autres, nous balader de pièce en pièce pour réaliser certains défis collaboratifs en utilisant des objets du quotidien et résoudre des énigmes en un minimum de temps », décrit Sabrina Boulhat, Responsable Communication. Le mouvement a pris de l’ampleur avec le lancement du mois « spécial gaming » en octobre. Tous les collaborateurs qui le souhaitaient se sont vu offrir un mois d’accès à la plateforme Board Game Arena. « Cela permet de créer une dynamique entre les différentes filiales indépendantes du groupe, explique la responsable. Ce type d’événements virtuels est devenu un bon moyen pour casser les barrières géographiques. Toutes ces actions leur permettent de se sentir plus proches et de s’affirmer chez Proxiad. »

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